Conseils pour bien contrôler le véhicule que l'on achète d'occasion

Conseils pour bien contrôler le véhicule que l’on achète d’occasion

Le marché des véhicules d’occasion permet d’acquérir un véhicule sans trop entamer son budget. Mais, afin que bonne affaire ne soit pas synonyme de mauvaise surprise par la suite, il est important de s’assurer du bon état général du véhicule et de s’informer sur son historique. Petit rappel des règles de base à suivre avant l’achat.

EXAMEN VISUEL DU VEHICULE

La carrosserie est tout naturellement la partie du véhicule que l’on va inspecter en premier. Elle permettra de repérer des signes d’accidents ou de chocs, c’est pourquoi il faut être vigilant à la vue de bosses, éraflures ou enfoncements. Surveillez également les écarts entre les éléments de la carrosserie qui doivent être réguliers. Des différences de teintes ne sont pas bon signe et devront vous alerter sur des réparations liées à un accident.

La carrosserie étant en quelque sorte la partie émergée de l’iceberg, il convient de procéder à un examen plus approfondi afin de déceler tout défaut. Regardez tout d’abord le pot d’échappement et assurez-vous qu’il est bien stable. Ouvrez ensuite le capot et vérifiez les niveaux d’huile, du liquide de freins et de refroidissement. Si les niveaux sont trop bas, cela peut signifier que le véhicule n’est pas correctement entretenu par son propriétaire et peut entraîner de fâcheuses conséquences par la suite. Pensez à inspecter le bouchon du réservoir d’huile. Des traces blanches (« mayonnaise ») sont ici révélatrices d’un problème de joint de culasse.

On ne le répétera jamais assez souvent : les pneus, en tant que seul point de contact entre le véhicule et la route, jouent un rôle essentiel pour votre sécurité. C’est pourquoi ils ne devront pas être dégradés ou présenter des signes d’usure avancée. Pour être sûr, contrôlez les témoins d’usure repérables à l’aide des sigles TWI. Dans le cas où les profondeurs des rainures sont inférieures à 1,6 mm, il vous faudra investir dans un nouveau train de pneus.

A l’intérieur de l’habitacle, prenez « possession » du véhicule et testez tous les accessoires et équipements, aussi bien les fenêtres, les sièges que les clignotants et l’autoradio. Ensuite, concentrez-vous sur le tableau de bord et vérifiez qu’aucun voyant n’est allumé et qu’aucun message d’erreur ne s’affiche. Le kilométrage doit évidemment correspondre à ce qui était annoncé par le vendeur.

L'ESSAI ROUTE A NE PAS NEGLIGER

Conduire sur route pendant quelques kilomètres vous apprendra beaucoup sur le véhicule. Cette étape ne doit par conséquent pas être négligée. Tout d’abord, si le véhicule ne démarre pas du premier coup, il peut y avoir de quoi s’inquiéter. Vous pouvez ensuite tester l’embrayage. Pour cela, essayez de démarrer en troisième ou de passer une vitesse à l’arrêt et de débrayer lentement. Si le véhicule ne cale pas, l’embrayage est probablement à remplacer. En roulant, vous devez pouvoir monter et descendre les rapports sans accroche. Jetez un œil dans le rétroviseur et soyez attentif aux émissions de fumée. Au démarrage, la fumée doit être claire et transparente. A chaud, la couleur de la fumée pourra vous alerter sur d’éventuels problèmes mécaniques. Une fumée noire est signe d’une mauvaise combustion et une fumée blanche correspond à une consommation de liquide de refroidissement. En revenant au point de départ, vérifiez qu’aucune fuite ne laisse de trace au sol.

VERIFIER LES ASPECTS ADMINISTRATIFS

Un véhicule régulièrement entretenu et dont les pièces clés ont été remplacées en temps et en heure bénéficiera d’une plus longue durée de vie. Il est donc toujours recommandé de demander au vendeur de vous fournir le carnet et les factures d’entretien, qui permettront notamment de vérifier si la courroie de distribution ne doit pas être remplacée sous peu. En effet, celle-ci représente un coût relativement élevé et son remplacement pourrait venir alourdir le prix final du véhicule.

Le vendeur doit par ailleurs vous présenter un compte-rendu de contrôle technique de moins de 6 mois si le véhicule est âgé de plus 4 ans. Méfiez-vous si la voiture est soumise à contre-visite, sauf si évidemment il s’agit d’un problème mineur, tel qu’un phare mal réglé. Si la contre-visite ne concerne rien de rédhibitoire, elle peut vous fournir un argument pour négocier le prix de la voiture à la baisse.

Enfin, toutes les données de la carte grise doivent correspondre aux caractéristiques du véhicule et à l’identité du vendeur. Le numéro de série indiqué doit par ailleurs apparaître sur le moteur et les vitres.

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